Réduction collective du temps de travail : quelles autres alternatives?

La réduction collective du temps de travail n'est pas créatrice d'emplois si le salaire est stable. Comment dès lors améliorer le bien-être au travail?

De quoi s’agit-il ?

Une diminution du temps de travail (RTT) poursuit généralement trois objectifs : (1) améliorer les conditions de travail; (2) générer du temps libre; (3) augmenter la quantité d’emploi. Ce dernier objectif est encore pourtant couteux. Selon Pierre CAHUC, économiste et membre du Conseil d’analyse économique : « Il y a un consensus parmi les économistes pour dire que la réduction du temps de travail, à elle seule, ne crée pas d’emplois ».

Néanmoins, les conditions de travail et le temps libre sont des objectifs tout à fait louables. D’après le SPF emploi, le stress au travail est en partie responsable : de l’absentéisme au travail, d’une diminution de la productivité, de l’augmentation de la fatigue morale et physique. Effectivement, la satisfaction du travailleur diminue lorsque la durée du travail, à partir d’un certain seuil, s’allonge.

La libre circulation des biens, des hommes, des services et des capitaux au sein de l’UE et l’accroissement de la concurrence internationale limitent la possibilité de répercuter une augmentation du coût de production (et dès lors du cout salarial) sur le prix de vente d’un bien ou d’un service. Une différence importante du coût de production d’un même bien n’est pas souhaitable car elle entraîne une baisse de compétitivité.

Par conséquent, la réduction du temps de travail tout un gardant un salaire fixe est une illusion.

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