Pour une mise en scène de l’espace public selon les valeurs actuelles de la société

La mémoire, par opposition à l’histoire cherche essentiellement à permettre à des victimes d’un traumatisme d’une société de produire son deuil

De quoi s’agit-il ?

Depuis quelque temps se multiplient les polémiques autour d’un certain type de statuaire mémorielle de l’époque colonisatrice de notre pays au sein de l’espace public. Le débat ne concerne cependant pas que cette question-là. Ainsi, il est régulièrement souligné combien la place des femmes est absente de la mise à l’honneur dans l’espace public.

La mémoire, par opposition à l’histoire cherche essentiellement à permettre à des victimes d’un traumatisme d’une société de produire son deuil. Si le deuil des belges de l’époque tombé dans le cadre de ce que certains monuments appellent « l’œuvre colonisatrice » est effectué depuis longtemps, il semble que le deuil d’autres victimes de la colonisation n’aie pas eu l’occasion de se faire. Par respect pour ces personnes, la remise en question de la glorification d’un passé colonisateur est nécessaire.

L’espace public est un espace de communication entre les citoyens, l’état et la société, mais également aussi à travers les générations. A cet effet, l’utilisation d’une série de codes (noms d’espace, statuaire, plaques mémorielles, etc…) sont utilisés pour perpétuer une gloire, un événement, un personnage.

Force est de constater que les époques changent. Et que des actes ou des paroles commis/prononcées à une certaine époque, si elles étaient appréhendées positivement alors, n’ont plus lieu d’être aujourd’hui. La perpétuation de ces valeurs du passé est donc en décalage total avec nos citoyens. Le message a changé de fond, mais les formes sont toujours là, sur leurs socles, sur les murs.

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